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Direction régionale de Rungis

 

Comment on vire les gens chez Lidl

 

Tout d'abord, après avoir engagé un jeune diplômé avec peu d'expérience, à qui on n'a pas de reproches particuliers à faire quant à son travail pendant plus d'un an, on décide de s'en séparer. On lui reproche donc une accumulation d'erreurs, sur lesquelles d'ailleurs il s'explique lors d'un entretien préalable à sanction.

Puis, on lui envoie un courrier de licenciement. Et, avant même qu'il ait eu le temps de le chercher à la Poste, son responsable l'attend à son arrivée au bureau, l'empêche d'accéder à son service, lui prend violemment son badge des mains et lui intime de quitter la société, sans la moindre explication.

Lorsque le salarié refuse de quitter les locaux sans un écrit le lui demandant, on le pousse vers le service RH et on le laisse là, en oubliant pas, au passage, d'ordonner au personnel de sécurité de l'empêcher d'aller où que ce soit…

Là-dessus arrive le représentant du personnel, appelé par le salarié incrédule face à cette situation. A eux deux, ils demandent au service RH des explications à cette attitude et un écrit lui demandant de quitter la société, afin de ne pas être accusé d'abandon de poste. On leur fournit donc une copie de la lettre de licenciement en guise d'explications.

Le salarié et le représentant demandent donc à récupérer les affaires personnelles du salarié, ce qu'on leur refuse, sous prétexte que le salarié ne fait plus partie de la société, puisqu'on le dispense de son préavis, et que de ce fait, il n'a plus le droit d'accéder à son service.

On lui apporte donc un sac dans lequel quelqu'un a réuni ses documents personnels, ainsi que ses affaires (tasse, gâteaux, etc…), et oh surprise! il en manque…

Malgré l'indignation exprimée par le salarié et son représentant face à ces pratiques, à la fois aux RH du siège de Rungis et au siège de Strasbourg, on réitère le refus au salarié d'accéder à son bureau pour y reprendre lui-même ses affaires.

Evidemment, le responsable du salarié reste invisible, passant par les RH pour gérer toute l'affaire, et il n'est donc pas possible de lui demander des comptes.

De quel droit traite-t-on les gens de cette façon? Le salarié ne mérite-t-il pas le respect d'avoir des explications sur ce qui se passe? Pourquoi lui refuse-t-on le droit de reprendre ses affaires personnelles avant de quitter une société dans laquelle il s'est investi depuis son arrivée?

Ce cas n'est pas un cas isolé, cette situation s'est déjà produite plus d'une fois auparavant, parfois même de façon presque musclée, et elle devient une habitude inadmissible!

La CGT ne peut pas accepter de telles pratiques et, de ce fait, nous avons envoyé un courrier à la direction de Lidl, afin d'avoir son opinion sur une telle attitude! Nous avons hâte de prendre connaissance de sa réponse…

 

mise à jour du 15 avril 2018