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Direction régionale de Draguignan

 

Extraits de mail

 

Pour information, voici des extraits d'un mail reçu et diffusé sur la DR 24 par un ex futur RM qui a vu sa période d'essai se terminer très vite et qui nous donne par ce mail quelques informations non négligeables. Voici pour vous et pour votre information. Il est dommage et dommageable qu'il n'y est pas plus de personnes ayant le cran de « dévoiler » les véritables conditions de travail de notre entreprise.

Bonjour,

Je suis Monsieur BOUDJEMAI, matricule : 638 423, j’ai intégré LIDL le 17 aout 2015 sur le poste de Responsable Magasin. Sur contrat j’ai été affecté au magasin du Cannet 835, Monsieur GUEIT de fait  était  mon RVS. Le 2 octobre dernier Mr GUEIT a décidé d’arrêter ma période d’essai après un mois et demi de formation. Je venais de terminer la période d’autonomie chef caisse sur le magasin de cannes (1886). J’ai été recruté par Mr BELAUD (RVR) et Mr D’ARGY (RVS).

Lors de mon entretien du 2 juillet 2015 avec Mr BELAUD celui-ci m’a indiqué que la relation entre le RM et le RVS est basé sur la collaboration. Lors de ma signature de contrat le 11 aout 2015, Mr D’ARGY (RVS) me conseille pendant ma période de formation « de ne pas me faire utiliser ». Parce que selon lui il est important que cette période de formation me serve à monter en compétences et que certains magasins seraient tentés de m’utiliser afin de donner la priorité aux performances de leurs magasins.

Avant le 2 octobre, je n’avais jamais rencontré Mr GUIET dans le cadre d’un entretien RM, RVS. Celui-ci m’a indiqué que sa décision a été motivé par les conclusions : de Mme BRUMEAU (RM 869) chez qui j’ai passé 3 semaines de formation au métier de chef caisse, de Mr BATTAGLINI son RVS, et de Mr SI FODIL (RM 1886).Avant de rencontrer ces personnes et à la suite de ma journée d’intégration, j’ai intégré le magasin d’Aubagne pour la période d’intégration de 2 semaines. Au magasin 840 c’est Mme BERTHAUT (CELS) qui fut ma formatrice pour mon apprentissage de son métier. Elle n’a jamais été formée aux techniques de formation mais elle avait à cœur l’envie de me faire découvrir son travail. J’ai apprécié la manière dont j’ai été accueilli et suivi lors de mon évolution pendant ces deux semaines.(...) Je suis sorti du 840 autonome sur la caisse en ayant découvert mon nouvel environnement après avoir valider les QCM attestant de la maitrise de mon nouveau savoir.

Le 31 aout 2015 j’ai rejoins le magasin de Mougins (869) pour l’apprentissage du métier de chef caisse auprès de Mme BRUMEAU (RM 869). Dés le premier jour, j’ai compris que j’allais bénéficier de conditions moins propice au développement de mes compétences. Le 31 aout 2015 à 6H30 je suis en charge de mettre en place la marchandise VV. Je fais face à une armoire froide pour la toute première fois avec une manière différente de disposer la marchandise et surtout avec un plan d’implantation différent de celui des bacs que j’ai rencontré au 840. Consciente de ce changement d’environnement Mme BRUMEAU a pourtant insisté de manière appuyée pour que je termine chaque TKT en 15 minutes. Ça été difficile pour moi, j’ai trouvé la manière de faire de Mme BRUMEAU brusque et en inadéquation avec mon statut de nouveau (…) Avec Mme BRUMEAU, ma formation n’est toujours pas inscrite sur la feuille de route de notre quotidien. Et je trouve que je bénéficie d’un traitement particulier de sa part et de son adjointe Mme Annabelle. Par exemple, tous les jours j’ai été challengé sur des temps à réaliser sur la mise en place de la marchandise (15 min pour un tkt, 20min pour le détail…). Montre en main je suis chronométré sur la marchandise qui m’ai confié (ce n’est pas une image, quand je commence, on me signifie l’heure précise a laquelle j’ai débuté). Afin de réaliser ces challenges je mets toute mon énergie et je constate que j’arrive à peine à réaliser ces objectifs qui au final me semblent irréalisables. Au fil du temps je me rend compte que je suis le seul à avoir le droit à ce traitement alors je demande des explications à Mme BRUMEAU en présences de Mme Anabelle et Mr RIEM, j’invite même Mme BRUMEAU a trouvé quelqu’un dans son effectif capable de rivaliser avec moi dans cet exercice (réaliser les challenges sur lesquelles je suis évalué)  (…)  Ma relation avec Mme BRUMEAU est sinusoïdale, les mises au point rythment notre collaboration. Des mises au point qui me semblent nécessaires afin de préserver mes intérêts. Pour Mme BRUMEAU mon apprentissage des métiers de LIDL doit se faire sur d’autres bases : « On vous fait la misère, c’est pour votre bien », en reprenant mot pour mot une formule qu’elle emploi régulièrement pour justifier des conditions de formation qui me sont offertes. Un concept de formation qui contredit en tout point le référentiel des valeurs de l’entreprise.

Après une mise au point la veille avec Mme BRUMEAU ou je lui expose les 4 lignes qu’elle a écrie et la grille des compétences officielles a acquérir pour un chef caisse, en lui expliquant que le décalage est important et qu’il serait plutôt temps de se baser sur la grille officielle. Le matin, elle décide de réagir et me met les clefs du coffre dans les mains, j’effectue le comptage du coffre, la remise des caissons, prélèvements… Pendant cette première journée où j’ai les clefs Mme BRUMEAU m’accompagne dans la salle de coffre ainsi qu’un CELS que je dois prélever, elle en profite pour subtiliser une plaque de rouleaux de 1 euros d’une valeur de 500 euros. A la mis journée quand le comptage s’effectue pour la passation du coffre nous remarquons avec la personne qui doit recevoir le coffre qu’il manque 500 euros. Nous décidons de tout refermer et d’aller voire Mme BRUMEAU qui fait comme si de rien n’était, puis elle me demande d’appeler le RVS (comme le veut la procédure). Au bout du fil Mr RIEM dans un premier temps fais comme s’il ne savait rien puis me demande d’aller voire Mme BRUMEAU qui ressort les 500 euros. Le lendemain même, elle refait la même chose. Sur le coup j’ai apprécié l’exercice qui me semble formateur mais je ne pensais pas que j’étais évalué comme je l’ai constaté par la suite.

Madame BRUMEAU fait la loi dans son magasin et se permet même de légitimer le faite de fumer dans les sociaux. Un matin avant l’ouverture le Responsable DR du rayon pain est au 869 il perfectionne Amandine (chef caisse) aux méthodes de son rayon. Il se rend dans les sociaux et en ressortant il s’étonne d’une forte odeur de cigarette et me demande qui fume dans les sociaux. Je m’occupais des complètes, je ne suis pas en mesure de le renseigner. Je croise Mme BRUMEAU et lui fait part des remarques du Responsable DR rayon pain. Elle me répond sans détour « je m’en fous de lui ».

La semaine suivante je rejoins la DR pour des formations en salle qui sont pour moi l’opportunité d’apprendre tout ce que je n’ai pas appris ; et l’occasion d’être écouté sur mes interrogations. A la fin de cette semaine je me rends compte qu’il y a beaucoup de points que je dois voire sur le terrain.

Je retourne à Mougins pour la dernière semaine de formation au métier de chef caisse. Le 21 septembre en magasin je ressens des douleurs abdominales en caisse 1. J’en informe la chef caisse en place Madame MARIA. Je lui suggère de me placer sur un autre poste alors j’oscille entre rayon pain et caisse. En fin de journée nous sommes tous en caisse (3 collaborateurs), et la Chef caisse Maria sous mes yeux malmène un client, qui est immédiatement défendu par deux clientes. Les pourparlers s’enveniment, les clientes sont virulentes et Madame Maria surenchérie en les insultants. J’interviens pour apaiser les choses mais le fait que Mme MARIA surencherie complique d’avantage la situation. A la fermeture du magasin Mme MARIA me fait par de ces conclusions par rapport à l’incident, elle m’indique que cela résulte de ma faute parce que si j’avais été plus performant lors de cette journée, les clients n’auraient pas été aussi susceptible. Et comme je suis un homme selon elle, il aurait fallu que j’intervienne avec beaucoup plus de fermeté pour calmer la situation. Le lendemain 22/09/2015 en formation à la DR pendant le repas du midi en présence de Mr GUEIT, elle déclare qu’a Mougins « nous n’avons pas besoin d’hommes ou peut être seulement pour porter des choses lourdes ». L’effectif du magasin de Mougins est constitué essentiellement de femmes, il y a un seul homme Monsieur PIERRE. Pour ma part ceci est incohérent avec ses conclusions de la veille mais en cohérence avec le projet de me faire la misère initié par Madame BRUMEAU.

(…) Pendant cette semaine, je rencontre pour la première fois Mr BATTAGLINI, durant cette semaine je l’ai vu 3 fois et nos échanges n’ont jamais excédé 30 secondes. Je remarque qu’il a une influence particulière sur Mme BRUMEAU, en sa présence d’un coup elle met sa casquette de formatrice modèle et j’ai le droit a de multiples recommandations, conseils et reproches. En présence de Mr BATTAGLINI j’ai l’impression de découvrir une nouvelle Mme BRUMEAU rigoureuse, attentionné et appliquée, loin de celle qui légitime en souriant le faite de me faire la misère. Mais ce genre d’attitude m’exaspère et je n’adhère pas au fait que devant son RVS elle prend le rôle de la formatrice qu’elle n’est pas au quotidien. Visiblement « BATTA » comme elle le nomme reçoit de faite une délégation de pouvoir sur le magasin quand il est présent. Un visage différent de celui que j’ai put voire le 09/09/2015 ou 10/09/2015 lors de la foire au vin ou elle envoi promener vulgairement une cliente âgé qui avait une interrogation par rapport à l’offre vin, prospectus à la main. La personne âgée me confie silencieusement « elle est affreuse ».

Comme je l’ai indiqué au début, selon Mr GUEIT il a pris sa décision sur la base en partie des conclusions de Mr BATTAGLINI. Comment Mr BATTAGLINI peut il faire pour se forger une opinion fiable de moi en m’ayant vu 3 fois et parlé peut être 2 fois et au maximum 30 secondes ? Je pense que Mr BATTAGLINI si il s’est exprimé sur moi l’a fait sur la base des conclusions de Mme BRUMEAU.

Pour ma dernière semaine à LIDL je suis en autonomie sur le magasin de Cannes 1886. Enthousiaste de découvrir un nouveau magasin, je suis pressé de mettre en application mon savoir. Je savais que le magasin de Cannes était atypique mais j’étais loin d’imaginer à quel point. C’est le RM qui était chargé de mon accueil Monsieur SI FODIL.

Je ne pouvais pas imaginé à quoi j’allais être confronté :Tout d’abord sur BO on m’a crée un compte caissier ce qui ne me permet pas d’utilisé la clé des annulations. J’ai été obligé de demander à chaque fois les codes d’une chef caisse sur site. Afin de pouvoir effectuer divers manipulations. Quand on m’a remis le coffre électronique on me l’a donné avec un code que tout le personnel du magasin connait en l’occurrence « 03 03 03 03 03 ». Ce qui n’était pas sécurisant pour ma responsabilité. J’ai découvert sur ce magasin que plusieurs caissiers peuvent travailler sur le même caisson ; contrairement de ce qui est exigé par la procédure en vigueur. J’ai découvert aussi qu’a l’intérieur du coffre existe une caisse noir avec de l’argent qu’il ne faut pas comptabiliser dans l’édition coffre (cette argent provient de la monnaie laissé par les clients, quand j’ai demandé des explications on m’a indiqué que cette caisse sert à masquer les écarts au besoin).J’ai été étonné de voire que des prélèvements ou des passations ou encore des clôtures se font par des personnes seules ; il est possible de le vérifier en consultant les différents justificatifs qui ne sont ratifiés que par une personne. Je communique ce point à Mr GUEIT le dimanche 4 Octobre, mais il me dit qu’ils ont le droit. Je suis étonné, sachant que c’est lui qui a dispensé la formation en DR sur la gestion des flux d’argent le 22/09/2015. Je lui renvoi juste après un sms avec le chapitre et le numéro de page de la procédure argent qui stipule que ces opérations doivent être effectuées par deux personnes. Dans BO il existe de nombreux BR restés en suspend, c’est une anomalie qu’il faut a chaque fois traité de manière manuel. Mr GUEIT est au courant et m’a dis que le nécessaire doit être fais.

Le 2 octobre je suis abordé par une cliente, elle m’informe qu’elle a une réclamation à soumettre à l’attention de la direction de LIDL. Elle me remet une enveloppe, tout en supposant que sa demande a peu de chance d’aboutir à une réponse. Je lui ai certifié que nos clients sont importants et lui confirme que sa demande sera traitée. J’informe Mr SI FODIL de cette réclamation qui me fait comprendre qu’elle ne sert à rien, que la cliente n’aura pas de réponse. (Pièce jointe à ce mail).

La balance qui sert à peser les pertes fruits et légumes ne fonctionne pas. Mais Mr SI FODIL m’explique que cela lui permet d’estimer à la hausse le poids des pertes de ce rayon ce qui a pour effet d’augmenter la perte d’origine connu. Il me signale que c’est une astuce qu’il lui permet d’afficher des résultats plus performants (je pense que cela permet d’afficher des pourcentages de perte d’origine inconnue moindre).

Sinon Mr SI FODIL a mis en place un système de travail sans badge tres conséquent. Les collaborateurs travaillent énormément sans badger et même en tenue civil dans le magasin. Monsieur SI FODIL m’indique qu’avec LIDL c’est obligatoire d’utiliser le système « BLESH » en arabe ce terme signifie : faire quelque chose sans obtenir ce que l’on peut en attendre légitiment. Pourtant c’est le seul magasin que j’ai vu fonctionner comme ça. Le 2 octobre quand j’interroge la chef caisse Leslie qui décharge le camion en jupe pendant son temps libre, elle s’exclame « Pas de problème, Jérôme est au courant » en faisant référence a au RVS Mr GUEIT. Ce jour ou elle déchargeait le camion de livraison, celui-ci a percuté le rideau métallique qui sépare la zone de parking à l’entrée du magasin et celle du sous sol. Cet incident s’est produit en présence des chefs caisse Leslie et AOUATEF. Le chauffeur a déclaré « A LIDL si tu ne galère pas, ce n’est pas LIDL ». Je doute qu’elles aient engagé les procédures adéquates par rapport à cet incident. Je pense que les dégâts occasionnés doivent être visibles jusqu'à ce jour.

Pour terminer j’ai été étonné que les pertes ne soient pas jetées comme l’exige la procédure celles-ci sont partager entre les salariés par le RM Mr SI FODIL en fin de journée (surtout les pertes du rayon pain).

Mais il ne faut pas comprendre une acceptation général de ces méthodes à Cannes, certains salariés rejettent ces méthodes, ils sont contre ce système. Plus silencieux que les autres, ils conservent simplement leurs emplois.

Quand vous arrivez dans ce type d’environnement pour être autonome et appliquer les procédures ; Vous êtes immédiatement mal perçus et vos demandes d’explications dérangent. Donc je ne suis pas étonné que Monsieur SI FODIL a émis un avis défavorable sur mes compétences.

Le 1 Octobre en présence de Mr ESPIE, Mr SI FODIL déclarent que je suis très attaché aux procédures mais qu’il me reste des choses à apprendre. Je lui demande quels sont les points que je dois approfondir, il me répond que nous verrons cela demain. Le 2 Octobre je n’ai rien vu d’intéressant  sauf l’arrêt de ma période d’essai. Et puis à Cannes je pense en avoir suffisamment vu et cela en seulement 4 jours de présence. (...)

Le  vendredi 2 Octobre à 21H00 quand Mr GUEIT me signifie l’arrêt de ma période d’essai.

Bonne continuation à tous,

V. BOUDJEMAI
140 Avenue de la Californie
06 200 NICE

Le texte que vous venez de lire est édifiant, a quand la suite  et d'autres témoignages ???

Merci monsieur BOUDJEMAI.

 

mise à jour du 30 décembre 2017