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Direction régionale de Guingamp

 

Réunion des délégués du Personnel, août 2017

 

Questions CGT

Questions générales :

 

1) Concernant les procédures de reclassement suite à des inaptitudes médicales, les postes proposés par la société Lidl sont « ouverts » aussi bien à plusieurs salariés en reclassement qu’à des salariés extérieurs. Comment, dans ces conditions, une salariée ayant un CAP/BEP peut-elle « rivaliser » sur des postes de niveau bac +2 +3 sans une formation adéquate avant l’entretien de recrutement ?

Réponse de la DR:
Le code du travail prévoit que l'employeur doit proposer au salarié déclaré inapte par le médecin du travail un autre emploi approprié à ses capacités. L'entretien en amont avec la RRH sert à identifier les capacités et compétences du salarié. Tous les postes disponibles et adaptés à ses capacités dans l'entreprise lui sont proposés. La loi ne nous impose pas de former le salarié à un poste correspondant à un métier complètement différent du sien.

Commentaire : le constat fait par la CGT sur les reclassements c’est que la société Lidl ne veut pas reclasser les salariés. Elle essaie de s’en tenir à un habillage légal qui lui permet de licencier le salarié au terme d’une procédure qui montre « l’impossibilité de reclasser » la personne. Mais quand on regarde les moyens mis en œuvre comparés aux capacités financières de la société on voit que tout cela se fait au rabais et pas toujours convenablement vu les procès régulièrement perdus par Lidl aux prud’hommes.
La CGT demande des postes prévus en amont pour les salariés dont on sait que leur situation peut déboucher sur une inaptitude à un poste de travail. La mise en place de parcours de formation pour les mettre à niveau des postes. Démarches que se refuse à faire la direction qui répond toujours aux délégués que la formation viendra après le reclassement sur un poste… Ce qui n’arrive jamais !!

 

2) Pourquoi, dans ces conditions, soutenir qu’une salariée qui a manifestement un déficit de formation est « au niveau » des postes qui lui sont proposés avant toute formation de remise à niveau ou de formation qualifiante ?

Réponse de la DR
Idem réponse question 1.

Commentaire : la société propose des postes à l’aveugle en nous affirmant toujours à la réunion DP que les postes sont adaptés même si on propose un poste demandant une connaissance de l’allemand ou de l’anglais à des personnes qui ne parlent pas ces langues, etc. L’hypocrisie n’a pas de limites.

 

3) Quelles mesures a mises en place la direction pour détecter au plus vite les cas potentiels d’inaptitude afin d’anticiper des reconversions et de débloquer les moyens nécessaires pour éviter de submerger les délégués du personnel avec des procédures de reclassement qui n’aboutiront pas ?

Réponse de la DR
Les avis d'aptitudes avec restrictions temporaires ainsi que les mi-temps thérapeutiques sont de premiers signaux d'alertes qu'il faut respecter de manière scrupuleuse si l'on veut préserver l'aptitude du salarié. Par ailleurs, la politique de prévention initiée sur la DR depuis 2014 contribue à diminuer le taux de gravité de la DR et donc les risques d'inaptitudes.

Commentaire : Dans la réponse, on retrouve le discours Lidl. On parle de prévention et de respect des prescriptions de la médecine du travail, mais aucun mot sur l’aspect formation et évolution des salariés vers des postes adaptés au sein de l’entreprise. Si malgré les efforts de prévention, la personne devient inapte alors on revient à la procédure de reclassement c’est-à-dire la porte… D’après la direction, les mi-temps thérapeutiques sont compensés en heures sur les plannings magasin.

 

4) Les démissions et les arrêts maladie sont-ils des indicateurs qui peuvent alerter la direction sur des problèmes d’organisation dans un secteur ? Comment réagit-elle ?

Réponse de la DR
Les 5T sont des indicateurs de suivi qui nous permettent effectivement d'identifier et de régler des problématiques. Ils sont animés à chaque fin de mois par le RA auprès des RVS et lors des points économiques mensuels RVS-RM.

Commentaire : pas de réponse vraiment précise. On est resté dans le vague.

 

Magasins :

 

5) Les magasins tiennent par l’engagement des salariés qui doivent pallier les absences au pied levé, assurer la masse de travail en sous-effectif, travailler dans un stress important entre les exigences de la direction, les demandes des clients et la volonté de ne pas laisser ses collègues de travail dans la difficulté. Les salariés soulignent la fatigue que cela engendre, les répercussions que ce rythme anormal a sur la vie de famille et sur la santé. Les réponses de la direction sur ces constats qui mettent en cause le modèle de management Lidl renvoient aux manquements des RVS, aux mauvais organisés n’est-ce pas botter en touche plutôt que de répondre aux attentes des salariés de manière concrète ?

Réponse de la DR
Nous maintenons notre position. Les conditions de travail ne seront optimales qu'à condition que les prévisions, les plannings, et les organisés soient mis à jour en fonction de l'évolution de l'activité (du ressort du Chef Magasin). Nous maintenons aussi que les RVS sont garants contractuellement de la mise en œuvre des points vus précédemment.

Commentaire : le discours du RA est assez ahurissant sur ce point. En gros, il fait son maximum pour accompagner les RVS par des réunions, ateliers etc. et donc si des problèmes sont constatés en termes d’organisation c’est du ressort des RVS, responsables selon leur contrat. On a donc demandé à la direction s’il ne vaudrait pas mieux organiser des réunions DP avec les RVS plutôt qu’avec elle si elle n’a pas la responsabilité dernière des problèmes constatés en magasin. Là encore la méthode de la direction est de se défausser sur l’échelon inférieur… Si les RVS sont responsables ont-ils le pouvoir de d’organiser vraiment comme ils l’entendent ?

L’autre constat c’est que la direction met en cause des RVS, des brebis galeuses en somme, alors que les problèmes ont été constatés dans tous les secteurs…

 

6) Le modèle de management Lidl et le fonctionnement au quotidien des magasins font entrer les salariés dans une spirale difficile quand ils commencent à ressentir des douleurs régulières. L’intensité et le stress du travail permettent difficilement aux salariés de reprendre alors le travail à un rythme conforme avec la préservation de la santé. Cela pourrait expliquer la différence entre l’entrepôt et les magasins en termes d’inaptitude. Le management Lidl en magasin est-il adapté aux salariés sur le long terme pour leur santé ?

Réponse de la DR
Nous ne cautionnons pas vos propos. Le
« rythme » est fonction de l'organisé magasin défini par le RM et validé par le M. Le management LidI, l'outil PEP et les accords d'entreprises prévoient des conditions de travail optimales pour les salariés. 4 plannings d'avance, une majorité des contraintes légales verrouillées par l'outil PEP. L'animation de ces accords et de ces principes incombent aux managers.

Commentaire : la réponse de la direction renvoie encore la responsabilité aux échelons inférieurs RM, RVS alors que lors de la réunion on a bien compris que la direction n’était pas satisfaite des heures mises en magasin vu la différence entre les chiffres prévus et les résultats décevants actuels. La direction détermine bien l’orientation globale de la DR, c’est son job !, mais refuse d’en être responsable devant les DP quand on parle impact sur la santé…

 

Entrepôt :

 

7) Depuis des mois les surstocks ne sont plus matérialisés correctement, ils changent régulièrement d’emplacements voir disparaissent complètement. Ils sont pourtant essentiels aux caristes pour gérer les palettes dangereuses, abîmées et instables. Quels emplacements et quelle signalisation sont prévus par l’encadrement pour assurer sur chaque secteur une meilleure sécurité ?

Réponse de la DR
Les allées 67 et 72 sont dédiées au surstock des palettes dangereuses. Nous effectuons un affichage systématique des palettes
concernées sur le tableau de briefing.

Commentaire : la réponse est fausse puisque les emplacements de l’allée 67 sont maintenant devenus des emplacements du picking et que « l’affichage systématique des palettes concernées sur le tableau de briefing » ne veut rien dire !!! L’allée 72 est maintenant un peu mieux prévue pour le surstock, c’est un début.

 

8) Du fait de ces surstocks absents ou déficients et de la mauvaise gestion des formations des nouveaux caristes, il y a une perte d’expérience dans la gestion des palettes dangereuses, d’où des palettes montées qui devraient être stockées au sol, des colis qui tombent etc. La sécurité ne dépend pas uniquement du salarié mais de l’environnement dans lequel il travaille, des consignes et des procédures de sécurité qu’on lui communique, des efforts fait par l’encadrement pour assurer des solutions faciles et adaptées aux problèmes que le salarié peut rencontrer. Les délégués du personnel CGT constatent que tout ce travail de sécurisation est très insuffisant et que l’encadrement préfère une gestion par la convocation et la mise en cause individuelle. N’est-ce pas passer facilement l’éponge sur ses propres déficiences ?

Réponse de la DR
Nous ne cautionnons pas vos propos L'encadrement rappelle au quotidien via les briefing des consignes de sécurité claires. Comme le rappel le règlement intérieur, un salarié qui a eu connaissance de ces règles et consignes est tenu de les respecter pour préserver sa santé et la sécurité de tous.

Commentaire : à chaque cariste et préparateur de juger de la valeur de la réponse… Que les caristes soient donc conscients que tout est fait pour qu’ils travaillent dans le respect des règles de sécurité et qu’en cas de problèmes c’est juste pour leur pomme même s’ils ne respectent pas toutes les règles (comme la direction le sait parfaitement) pour faire le travail dans les temps… Là encore la direction se défausse sur l’échelon inférieur des éventuelles conditions de travail qui pourraient accroitre les risques d’accidents.

 

9) En réponse à la question 25 CGT du mois de juillet, la direction répond que « les salariés sont tenus de respecter les règles de sécurité » mais concernant la question 13 CGT la direction n’a pas répondu avec clarté sur la procédure à suivre pour vider les quais en toute sécurité. Les salariés n’ont donc pas de procédure claire à suivre mais seront responsables en cas d’incidents. La direction joue-t-elle sur deux tableaux en même temps : un travail au quotidien qui rend difficile le respect des règles du CACES par les choix d’organisation de la direction, un rappel aux règles de sécurité en cas d’incidents ?

Réponse de la DR
C'est à l'agent de maîtrise de communiquer au briefing l'organisation en fonction de l'activité de la journée. Depuis Lundi 2410712017 les Agents de maîtrise de tous les services ont un briefing journalier commun qui leur permet de fluidifier l'activité au maximum.

Commentaire : impossible d’avoir une réponse claire sur les procédures à suivre pour vider les quais, mais en cas de problèmes la direction met en avant « le strict respect des procédures et consignes » dans les lettres de sanction… Les caristes seront les lampistes de service en cas de souci, soyez en sûr.

 

10) Quelle est la procédure à suivre par le cariste pour gérer les plastiques depuis la suppression des poches sur les engins ? Est-elle adaptée aux exigences du travail réel des caristes ?

Réponse de la DR
Nous sommes en cours de réflexion pour trouver une solution alternative.

Commentaire : on attend donc. Normalement on a plus le droit de mettre des plastiques mais on continue à le faire parce que sinon c’est impossible de travailler… Mais on respecte plus les consignes alors on sera responsable en cas de problème ??

 

11) Il est constaté par les salariés comme par les chauffeurs que le pool est engorgé. Nous constatons que les autres secteurs augmentent les moyens humains en conséquence de l’augmentation du volume de travail. Pour quelles raisons ces moyens ne suivent pas au niveau du secteur pool ?

Réponse de la DR
Ce problème est résolu. Il était lié à des absences en polyvalence pool s28 et s29. Des renforts ont été injectés.

Commentaire : on a quand même cru comprendre dans la discussion qu’il y avait un problème plus général de constaté. Au-delà de la réponse bateau, on attend l’amélioration des conditions de travail.

 

12) Quelle est l’utilité concrète du référent pool mis en place par l’encadrement expédition ? Est-il sollicité par son encadrement ?

Réponse de la DR
Le référent pool est sollicité régulièrement. Nous le consultons sur l'organisation du pool, des horaires et des conditions de travail.

Commentaire : le passé est un peu différent de la réponse donnée. On dira que c’est un engagement pour l’avenir de consulter le référent. Mais les DP continueront à pousser pour des améliorations…

 


 

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mise à jour du 30 décembre 2017