La CGT, c'est d'abord vous...

Toutes les archives 2017

Direction régionale de Rungis

 

Le burn-out, toujours pas reconnu comme maladie: cinq réflexes pour décrocher après le boulot

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que le burn-out est un «phénomène lié au travail» mais pas qu’il est une maladie. Les études montrent que le stress fait moins de dégâts s’il est suivi d’une phase de récupération. Alors, le soir, l’idéal est de pouvoir déconnecter.

L’OMS a indiqué, le 28 mai dernier, que le burn-out, un concept souvent traduit par «épuisement professionnel», n’était pas une maladie mais faisait partie du chapitre «Facteurs influençant l’état de santé». «L’inclusion dans ce chapitre signifie précisément que le burn-out n’est pas conceptualisé comme une condition médicale mais plutôt comme un phénomène lié au travail», selon un porte-parole.

 

Un «stress chronique»

La définition du burn-out «a été modifiée à la lumière des recherches actuelles». Il est décrit comme «un syndrome […] résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès» et qui se caractérise par trois éléments: «un sentiment d’épuisement», «du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail» et «une efficacité professionnelle réduite». La nouvelle classification - appelée CIP-11 et déjà publiée l’an dernier - entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

 

Des conseils pour bien couper après le taff

Quitter le bureau «la conscience tranquille»

Bien sûr, il est difficile, voire impossible, de terminer toutes les tâches en cours. Mais pour boucler la journée les idées claires, l’idéal est de consacrer quinze à trente minutes avant son départ à tout ranger sur son bureau et à planifier le lendemain.

Passer illico à autre chose

Pour «sortir» sa tête du travail, il faut, dès les transports, focaliser son attention sur de la musique, un magazine, un livre, une émission de radio… L’idéal, c’est de rentrer en marchant - ou de faire quelques stations de bus ou métro à pied - en respirant profondément pour évacuer les tensions physiques et mentales.

Changer de style

Toute la journée, on travaille dans une «carapace» vestimentaire. L’enlever en rentrant permet de couper avec la vie professionnelle et de retrouver la sphère privée. Cela élimine aussi ce qui opprime, coupe la circulation et entrave la respiration et la digestion. Pour dénouer les tensions corporelles, rien de tel qu’ajouter une douche ou un bain tiède et parfumé.

Se relaxer

Étirements, respiration profonde, gym douce… permettent de dénouer les muscles contractés et atrophiés après avoir trop longtemps adopté certaines postures ou répété certains mouvements au cours de la journée. En détendant les tensions corporelles, ces techniques favorisent aussi le relâchement mental.

Couper les écrans

Pas de mails, de SMS ni de portable. Mais si toutefois l’activité déborde sur le temps libre, il est essentiel de le faire loin de l’endormissement. Sinon, on risque d’altérer son sommeil. Après, on passe vraiment à autre chose, qu’il s’agisse de sport, de cuisine, de lecture ou de mots fléchés. L’esprit a besoin de se réinvestir sur autre chose, sinon le travail revient.

 

Ouest France

 

mise à jour du 15 novembre 2019